

ACEA
May 22, 2026
Le Gouvernement du Cameroun a officialisé sa Feuille de route nationale pour l’économie circulaire 2025–2035, un cadre stratégique destiné à mieux valoriser les ressources du pays, renforcer les chaînes de valeur locales et soutenir une croissance plus résiliente, compétitive et créatrice d’emplois.
Le Gouvernement du Cameroun a officialisé sa Feuille de route nationale pour l’économie circulaire 2025–2035, un cadre stratégique destiné à mieux valoriser les ressources du pays, renforcer les chaînes de valeur locales et soutenir une croissance plus résiliente, compétitive et créatrice d’emplois.
Portée par le Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, avec l’appui de la Banque africaine de développement, à travers le Fonds africain pour l’économie circulaire (ACEA) et en collaboration avec l’Alliance africaine pour l’économie circulaire (ACEA), cette feuille de route marque une étape importante dans l’intégration de la circularité au cœur des politiques de transformation économique du Cameroun.
Le Cameroun devient ainsi le quatrième pays africain, après le Bénin, le Tchad et l’Éthiopie, à se doter d’une stratégie nationale structurée pour accélérer sa transition vers l’économie circulaire avec l’appui de l'ACEF. Cette dynamique reflète une évolution plus large sur le continent : l’économie circulaire n’est plus seulement abordée comme une réponse environnementale, mais également comme un levier de développement productif, d’industrialisation durable et de création de valeur locale.
La Feuille de route camerounaise s’articule autour de quatre secteurs prioritaires : l’agro-industrie, les déchets, les plastiques et la filière forêt-bois. Structurée autour de 32 objectifs et 102 actions, elle définit les priorités d’intervention, les mécanismes de gouvernance, les besoins de financement et les modalités de suivi pour la période 2025–2035.
Dans l’agro-industrie, elle vise notamment à réduire les pertes post-récolte, développer les bio-intrants et renforcer la valeur ajoutée rurale. Dans la filière forêt-bois, elle soutient une transformation locale plus poussée et une meilleure utilisation des marchés publics pour stimuler des pratiques plus durables. Dans le secteur des plastiques, elle encourage l’écoconception, la réutilisation et le développement de nouveaux débouchés économiques. Dans les villes, elle contribue à mieux organiser la collecte, le tri, la traçabilité et la valorisation des flux de matières.

Ces priorités s’inscrivent dans une trajectoire cohérente avec les objectifs de développement du Cameroun et avec les domaines d’intervention de la Banque africaine de développement dans le pays, notamment le développement des infrastructures, la promotion de l’agro-industrie, le renforcement du capital humain et l’amélioration du cadre institutionnel et économique.
À l’horizon 2035, le Cameroun vise des résultats mesurables : 300 entreprises circulaires formelles, une part d’emplois circulaires de 25 %, un taux de recyclage de 25 %, une collecte des déchets atteignant 80 % en zone urbaine et 60 % en zone rurale, ainsi qu’une hausse de 25 % de la productivité matérielle non énergétique. Ces cibles traduisent une approche pragmatique : faire de la circularité un cadre de performance économique, et non un agenda sectoriel isolé.

« L’engagement de notre pays dans le processus d’élaboration de cette feuille de route sur l’économie circulaire, permettra de tirer meilleur avantage des bénéfices socio-économiques et environnementaux escomptés, dans un cadre politique, normatif et institutionnel inclusif, incitatif et favorable à la promotion et au développement de l’économie circulaire dans notre pays.» Jean Tchoffo, Secrétaire Général du Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire.
Pour l’Alliance africaine pour l’économie circulaire, dont le Secrétariat est hébergé au sein de la Banque africaine de Développement et qui fédère aujourd’hui 23 pays africains, l’officialisation de la feuille de route du Cameroun renforce la dynamique continentale engagée autour de la circularité. Elle contribue à bâtir une base commune d’expériences, de politiques publiques et d’opportunités d’investissement, tout en permettant aux pays africains de mieux porter leurs priorités dans les discussions internationales sur la transition économique et environnementale.
L’officialisation de cette feuille de route positionne le Cameroun comme un acteur engagé dans la construction d’un modèle africain de circularité : ancré dans les réalités productives nationales, orienté vers l’emploi et la compétitivité, et connecté à une vision continentale de transformation durable.
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Cameroon officialises its National Circular Economy Roadmap
The Government of Cameroon has officially launched its National Circular Economy Roadmap 2025–2035, a strategic framework designed to make better use of the country's resources, strengthen local value chains, and drive more resilient, competitive, and job-creating growth.
Led by the Ministry of Economy, Planning and Regional Development, with support from the African Development Bank through its Africa Circular Economy Facility (ACEF) and in collaboration with the African Circular Economy Alliance (ACEA), the roadmap marks a significant milestone in embedding circularity at the heart of Cameroon's economic transformation agenda.
Cameroon becomes the fourth African country after Benin, Chad, and Ethiopia to adopt a structured national strategy for accelerating its circular economy transition with AfDB support. This reflects a broader continental shift: circular economy is no longer framed merely as an environmental response, but as a driver of productive development, sustainable industrialisation, and local value creation.

The roadmap focuses on four priority sectors: agro-industry, waste, plastics, and the forestry-timber value chain. Built around 32 objectives , it sets out intervention priorities, governance mechanisms, financing needs, and monitoring arrangements for the 2025–2035 period.
In agro-industry, it targets reduced post-harvest losses, the development of bio-inputs, and greater rural value addition. In the forestry-timber sector, it promotes deeper local processing and leverages public procurement to encourage more sustainable practices. For plastics, it advances eco-design, reuse, and the development of new economic outlets. In urban areas, it supports better organisation of collection, sorting, traceability, and material flow recovery.
These priorities align with Cameroon's development objectives and with the African Development Bank's areas of engagement in the country, including infrastructure development, agro-industry promotion, human capital strengthening, and institutional and economic reform.
By 2035, Cameroon targets concrete, measurable results: 300 formal circular enterprises, a 25% share of circular jobs, a 25% recycling rate, waste collection coverage reaching 80% in urban areas and 60% in rural areas, and a 25% increase in non-energy material productivity. These targets reflect a pragmatic approach, making circularity a framework for economic performance rather than an isolated sectoral agenda.
"Our country's commitment to developing this circular economy roadmap will allow us to fully harness the expected socio-economic and environmental benefits, within an inclusive, incentive-driven policy, regulatory and institutional framework that promotes the circular economy in our country," said Jean Tchoffo, Secretary General of the Ministry of Economy, Planning and Regional Development.
For the African Circular Economy Alliance, which Secretariat is hosted by the African Development Bank and which now brings together 23 African countries, Cameroon's roadmap strengthens the continental momentum building around circularity. It contributes to a shared foundation of experience, public policy, and investment opportunity, while enabling African countries to better advance their priorities in international discussions on economic and environmental transition.
The launch of this roadmap positions Cameroon as a committed actor in building an African model of circularity, grounded in national productive realities, oriented toward employment and competitiveness, and connected to a continental vision of sustainable transformation.