top of page

De l'ambition à la mise en œuvre : l'ACEA rassemble l'Afrique pour un déploiement à l'échelle de l' économie circulaire

ACEA

Jul 3, 2026

Du 30 juin au 2 juillet 2026, l'Alliance africaine pour l'économie circulaire, dont le Secrétariat est hébergé par la Banque africaine de Développement et appuyé par le Fonds africain pour l'Economie Circulaire (ACEF) de cette même entité , a réuni à Abidjan, en Côte d'Ivoire, vingt-trois pays membres ainsi que ses partenaires, parmi lesquels le PNUD, le Centre du commerce international et la Fondation Ellen MacArthur, autour d'une finalité commune : convertir les promesses de l'économie circulaire en réalisations concrètes, par un déploiement à grande échelle embrassant les secteurs, la finance et les marchés régionaux.

La rencontre s'est tenue à un moment où les données mondiales plaident avec une force croissante en faveur de la circularité. Dans son septième rapport Global Environment Outlook, l'évaluation la plus complète qu'il ait produite à ce jour, le PNUE estime que le développement circulaire pourrait générer vingt mille milliards de dollars de bénéfices économiques annuels d'ici à 2070, arracher 150 millions de personnes à l'extrême pauvreté et concourir à la réduction de soixante-dix pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le monde de l'entreprise suit le même mouvement avec la proportion de dirigeants qui tiennent la circularité pour importante passée de 36 à 80 % en trois ans.




« Pour l'Afrique, toute la question est de convertir cet élan en valeur retenue sur le continent ; et c'est précisément cette question que l'Alliance est aujourd'hui en mesure de porter », a souligné Bonmwa Fwangkwal, Coordonnatrice de l'Alliance.


Une décennie après sa création, l'ACEA travaille sur des assises plus fermes. Les feuilles de route nationales orientent l'ambition des pays, le Plan d'action de l'Union africaine pour l'économie circulaire 2024-2034 offre un cadre continental, et un réseau grandissant de financiers, d'entrepreneurs et d'institutions régionales en est venu à reconnaître dans la circularité une véritable opportunité économique. Soutenue par la Facilité africaine pour l'économie circulaire de la Banque africaine de développement, dont elle héberge le Secrétariat, l'ACEA s'est imposée comme la plateforme où gouvernements, partenaires et entreprises s'accordent sur les conditions qu'exige le passage à l'échelle. Réunis sous le thème Porter à l'échelle la transition circulaire de l'Afrique : de la politique à l'action sectorielle, les participants se sont attachés à définir ces conditions.


Le point de départ fut les entreprises elles-mêmes. Des acteurs circulaires sont déjà à l'œuvre à travers le continent dans les plastiques, l'électronique, les systèmes alimentaires, la récupération des matériaux et le remanufacturage ; la table ronde des entrepreneurs a réuni des entreprises telles que Coliba, CIREC, SPD et LONO, venues témoigner de la manière dont elles bâtissent leurs modèles. Leur expérience a mis en lumière un vivier déjà bien vivant et a posé la question qui traverse l'ensemble de l'ordre du jour : comment une entreprise circulaire prometteuse peut-elle passer de la réussite locale à un modèle bancable, reproductible et capable de servir des marchés plus vastes ?


Cette question appelle d'abord la finance. Institutions de financement du développement, banques commerciales et financiers nationaux ont examiné comment renforcer la maturité des projets et libérer les capitaux nécessaires aux entreprises circulaires, en s'appuyant sur une cartographie de vingt-cinq financiers en Afrique et au-delà. Cet exercice a révélé que la circularité est encore rarement suivie comme une catégorie à part entière et que les normes reconnues demeurent rares, ce qui éclaire la lenteur avec laquelle les capitaux ont suivi. Les participants ont esquissé des réponses concrètes : adapter les instruments financiers aux modèles d'affaires circulaires, soutenir la préparation des projets que les grands investisseurs pourront ensuite déployer, et construire les normes et les données qui donneront à la circularité une place reconnue dans les décisions d'investissement.


La finance, à son tour, suppose des marchés d'une taille suffisante pour rendre les entreprises circulaires viables ; et c'est ici que les frontières demeurent le principal obstacle. En s'appuyant sur la Zone de libre-échange continentale africaine, l'Organisation africaine de normalisation, la CEA et le Centre du commerce international, les participants ont examiné les moyens de faciliter la circulation des biens circulaires à travers le continent, tant les intrants recyclés, les biens réparés et les produits remanufacturés se heurtent encore à d'importants obstacles dans les échanges transfrontaliers. Le modèle rwandais de gestion des déchets électroniques, financé par les producteurs, a offert l'exemple d'une approche autoportante dont d'autres pays pourront s'inspirer, quand bien même sa généralisation exigera des normes harmonisées, une clarté douanière et des marchés publics ouverts aux produits circulaires.



Prises ensemble, ces discussions inscrivent la circularité au cœur de l'agenda industriel et commercial plus large de l'Afrique : retenir la valeur sur le continent, consolider les chaînes d'approvisionnement régionales et permettre aux entreprises africaines de rivaliser à l'échelle voulue. Ce recadrage convoque le commerce, l'industrie et la finance aux côtés de l'environnement ; et c'est cette même logique qui relie la circularité aux ambitions climatiques du continent.


Dans la perspective de la COP32, en Éthiopie, les participants ont exploré la manière dont l'économie circulaire peut soutenir la mise en œuvre des CDN, l'industrialisation verte et la résilience ; l'intention de l'Alliance d'élaborer une feuille de route de dix-huit mois à l'horizon du sommet confère à ces travaux une échéance claire.


Les Assemblées annuelles 2026 se sont achevées sur un programme prêt à franchir une nouvelle étape, doté d'assises élargies, d'un réseau d'acteurs plus étoffé et de priorités plus nettes en matière de secteurs, de finance, de commerce et d'action climatique. Ces acquis serviront de socle aux travaux à venir de l'ACEA : rassembler les pays, les partenaires et les entreprises capables de traduire les opportunités de l'économie circulaire africaine en une mise en œuvre à grande échelle, et porter cet élan jusqu'à la COP32 et au-delà.


----------------------


From ambition to implementation: ACEA convenes Africa to scale its Circular Economy


From 30 June to 2 July 2026, the African Circular Economy Alliance, hosted by the African Development Bank and supported by the Bank's African Circular Economy Facility (ACEF) convened twenty-three member countries and its partners such UNDP, ITC, Ellen MacArthur Foundation in Abidjan, Côte d'Ivoire, around a shared purpose: to turn circular economy opportunities into reality, through scaled implementation across sectors, finance, regional markets and


The meeting took place amid growing global evidence for circularity: UNEP's seventh Global Environment Outlook, its most comprehensive assessment to date, estimates that circular development could generate twenty trillion dollars in annual economic benefits by 2070, lift 150 million people from extreme poverty, and address seventy percent of global greenhouse gas emissions. Business has also moved in step: the share of global chief executives who consider circularity important has risen from 36 % to 80 % in three years.


“The question for Africa is how to convert that momentum into value captured on the continent, and it is a question the Alliance is now well placed to take on.”, pointed out Bonmwa Fwangkwal, Coordinator of the Alliance.


A decade after it was founded, ACEA works from firmer foundations. National roadmaps guide country ambition, the African Union Circular Economy Action Plan 2024-2034 provides a continental framework, and a growing network of financiers, entrepreneurs and regional institutions has come to see circularity as an economic opportunity. Supported by the African Development Bank's Africa Circular Economy Facility, with its Secretariat hosted by the Bank, ACEA has become the platform where governments, partners and enterprises align around the conditions that scale requires. Meeting under the theme Scaling Africa's Circular Transition: From Policy to Sector-Wide Action, participants set out to define those conditions.


The starting point was the enterprises themselves. Circular businesses are already active across the continent in plastics, electronics, food systems, materials recovery and remanufacturing, and the entrepreneurs' roundtable brought ventures including Coliba, CIREC, SPD and LONO to share how they are building them. Their experience illustrated a pipeline that is already alive, and pointed to the question that runs through the rest of the agenda: how can a promising circular enterprise move from local success to a model that is bankable, replicable and able to serve wider markets?


That question turns first on finance. Development finance institutions, commercial banks and national financiers examined how to improve investment readiness and unlock capital for circular businesses, drawing on a mapping of twenty-five financiers across Africa and beyond. The mapping found that circularity is still rarely tracked as its own category and that recognised standards remain scarce, which helps explain why capital has been slow to follow. Participants set out practical responses: adapting financial instruments to circular business models, supporting the project preparation that larger investors can later scale, and building the standards and data that give circularity a recognised place in investment decisions.


Finance, in turn, depends on markets large enough to make circular businesses viable, and here borders remain the constraint. Drawing on the African Continental Free Trade Area, the African Organisation for Standardisation, UNECA and the International Trade Centre, participants examined how to ease the movement of circular goods across the continent, since recycled inputs, repaired goods and remanufactured products still face significant obstacles in cross-border trade. Rwanda's producer-funded model for electronic waste offered one example of a self-sustaining approach that other countries can adapt, though scaling such solutions will require harmonised standards, customs clarity and procurement that supports circular products.


Taken together, these discussions place circularity within Africa's wider industrial and trade agenda: retaining value on the continent, strengthening regional supply chains and enabling African enterprises to compete at scale. That reframing draws in trade, industry and finance alongside the environment, and it is the same logic that connects circularity to the continent's climate ambitions. Looking ahead to COP32 in Ethiopia, participants explored how circular economy can support NDC implementation, green industrialisation and resilience, and the Alliance's intention to develop an eighteen-month roadmap toward the summit gives that work a clear horizon.


The 2026 Annual Meeting closed on an agenda ready for its next stage, with broader foundations, a wider network of actors and clearer priorities across sectors, finance, trade and climate action. These outcomes will serve as the foundation for ACEA's work ahead: convening the countries, partners and enterprises that can turn Africa's circular economy opportunities into implementation at scale, and carrying that momentum toward COP32 and beyond.

 

Contact us

Thanks for submitting!

bottom of page